Médée est l'un des personnages mythologiques les plus troublants. Cette femme-sorcière se fait passion pour Jason et rien ne survit à son déchaînement... et quand la jalousie et la rage s'emparent d'elle, elle tente de les assouvir en immolant ses enfants sur l'autel de la vengeance. Une histoire terrible qui résonne encore parfois - trop souvent! - dans les titres de nos journaux.

Source : Néomédia

Médée. Une voix de femme aux confins de l’horreur et de l’indicible. Comme un flot ininterrompu de mots qui tente de détourner une désastreuse destinée. Mais en vain.

Derrière ce récit plus que deux fois millénaire se profilent tout un tas de tristes histoires bien actuelles qui posent de lancinantes questions sans réponse sur les pulsions humaines qui sont parfois insensées.

Le Théâtre 100 Masques croit fermement à l’importance du répertoire pour poursuivre la définition du genre humain, à cette nécessité d’y revenir pour tendre aux spectateurs d’aujourd’hui un miroir qui, par le recul des siècles, prend une toute nouvelle dimension. Dans ce cas-ci, les versions sont multiples et les personnages nombreux.

À travers toutes les voix qui s’entremêlent dans ces intrigues similaires, pourtant, une seule concentre l’essentiel de cette tragédie et c’est celle terrifiée et terrifiante de Médée, infernal trou noir sur lequel tout s’écrase. Médée comme unique point de vue fondamental!

À partir donc des grandes versions du mythe (à savoir celles d’Euripide, de Sénèque, de Corneille, d’Anhouil, de Muller), Dario Larouche a isolé le personnage à travers ses différentes étapes psychologiques pour écrire un monologue pour une femme seule, de la première rencontre charnelle de Jason à l’accomplissement de sa vengeance, de l’extase à l’humiliation puis à la destruction.

Le spectacle, qui met en vedette Érika Brisson, sera présenté du 21 au 24 février au Petit théâtre de l’UQAC, à 20 heures.

Entrée : 20$ ou 15 $ pour les étudiants.

Réservations : 418-698-3895 ou via l’événement Facebook.