Cette section est basée sur le dernier Diagnostic culturel réalisé en 2013.

Les investissements

En 2008-2009, l'administration publique québécoise a investi 17 M$ en culture au Saguenay–Lac-Saint-Jean; ce montant représente environ 63 $ par habitant. Entre 2006-2007 et 2010-2011, le niveau des dépenses gouvernementales (Québec) en culture au Saguenay–Lac-Saint-Jean s'est accru de 22 %, passant ainsi de 57 $ par habitant à 70 $ par habitant. Pendant la même période, la croissance des dépenses en culture dans l'ensemble du Québec s'est accrue de 18 %, passant de 109 $ à 128 $ par habitant.

Du côté des municipalités, les investissements en culture ont augmenté d'environ 60 % entre 2007 et 2010 dans notre région, passant de 42 $ à 68 $ par habitant. On estime qu'en 2010, les municipalités du Saguenay–Lac-Saint-Jean ont investi environ 18,5 M$ dans le secteur culturel.

La main-d’œuvre

En 2006, la région dénombrait 1 795 travailleurs dans le secteur de la culture et des communications. Une très grande proportion de ses travailleurs était située sur le territoire de la ville de Saguenay, soit près de 68 %. De plus, un grand nombre d’organisations culturelles dépendent du bénévolat pour leur survie. En effet, le fonctionnement régulier des organisations culturelles de la région reposait sur les bénévoles dans une proportion de 46 % en 2006, et 37 % des organisations faisaient appel au bénévolat pour pallier le manque de financement.

Les infrastructures

Du point de vue des infrastructures, la région est relativement bien pourvue, alors que plusieurs investissements réalisés depuis une quinzaine d'années ont permis de rénover, d'agrandir ou de construire diverses infrastructures répondant aux normes en vigueur, notamment pour ce qui est des bibliothèques, musées et salles de spectacle.  Par contre, les écoles de formation en danse et en musique ont peu bénéficié de ces investissements.

Politiques culturelles

Au cours des dernières années, plusieurs municipalités de la région se sont dotées d’une politique culturelle. En effet, sur le territoire on dénombre huit politiques municipales. De ce nombre, on peut compter les cinq plus importantes municipalités de la région, soit Saguenay, Alma, Dolbeau-Mistassini, Roberval et Saint-Félicien. D’autres territoires comme Mashteuiatsh, Saint-Ambroise et la MRC du Fjord du Saguenay ont également adopté des politiques culturelles. De plus, la région est la seule au Québec dont les quatre commissions scolaires ont adopté une telle politique.

Les forces et les faiblesses de la dynamique culturelle du Saguenay–Lac-Saint-Jean

Les échanges avec le milieu culturel réalisés dans le cadre du diagnostic culturel ont permis d’identifier certaines forces et faiblesses présentes dans la région.

        Les forces :

  • Le dynamisme, l’innovation et la créativité du milieu culturel ainsi que la grande qualité des ressources humaines en culture;
  • Le développement des publics et l’accessibilité à la culture sont au cœur des actions de plusieurs organisations culturelles;
  • De grandes avancées et d’importants rapprochements entre la culture et les secteurs de l’éducation et du communautaire;
  • La qualité, la vitalité et la diversité de l’offre culturelle;
  • La concertation à l’intérieur des secteurs culturels s’est grandement améliorée. Les réseaux sectoriels sont bien organisés par domaine.

 

        Les faiblesses :

  • La difficulté de rétention des compétences et de la main-d’œuvre (épuisement des ressources, manque d’adaptabilité des programmes d’employabilité);
  • Le manque de reconnaissance et de valorisation du secteur culturel par les autres secteurs socio-économiques;
  • Le manque de stabilité du financement disponible;
  • Le partenariat avec le secteur privé et les entreprises est ardu et complexe;
  • Le développement culturel est inégal entre le Lac-Saint-Jean et le Saguenay;
  • La nécessité d’aller au-delà de la concertation par discipline uniquement. Le milieu a besoin d’un objectif mobilisateur pour l’ensemble du milieu culturel;
  • Les frais d’entretien récurrents pour les immobilisations constituent un défi pour plusieurs organisations.