Le secteur des lettres et édition comprend les établissements qui ont pour activités l’édition, la diffusion, la vente et la création de livres. On y retrouve également les écrivains, les établissements de formation et de gestion de carrière ainsi que les bibliothèques.

Selon « l’État des lieux du livre et des bibliothèques » réalisé par l’Observatoire de la culture et des communications, le milieu de la littérature est majoritairement composé d’hommes. Les femmes sont représentées à 40 %, sont plus jeunes que les hommes et sont hautement scolarisées. Le revenu annuel des écrivains a tendance à augmenter en fonction de l’âge. Une des caractéristiques principales de ce secteur est la grande polyvalence des écrivains quant au genre d’ouvrages qu’ils écrivent, du support utilisé et des catégories littéraires. Plus de la moitié des écrivains pratiquent d’ailleurs plus d’un genre littéraire, dont les quatre catégories principales sont le roman, la poésie, l’essai et la littérature jeunesse. De plus, une grande majorité d’écrivains travaillent également à des activités connexes, dont l’enseignement de la littérature, les lectures publiques, la rédaction de textes pour des magazines et journaux. Ces caractéristiques permettent de conclure que le métier d’écrivain peut se pratiquer de diverses manières; ceux qui se consacrent à temps plein à l’écriture de livres et ceux qui, en plus d’écrire, s’adonnent à d’autres activités en lien avec la profession.

Depuis plusieurs années, le milieu du livre fait face à certains défis, alors que la situation financière des éditeurs et des distributeurs s’est dégradée. En effet, malgré le dynamisme des distributeurs, le niveau de rentabilité demeure faible, incitant plusieurs entreprises à une plus grande concentration. Au Québec, malgré l’efficacité de la mise en marché des livres, la rentabilité des entreprises est beaucoup moins grande qu’aux États-Unis, notamment en raison de la faible taille du marché québécois et d’un nombre de nouveautés par habitant plus élevés. Une plus forte concentration des distributeurs peut avoir un effet néfaste sur les éditeurs, puisque les contraintes de rentabilités poussent le distributeur à miser davantage sur les titres populaires. Ainsi, les plus petits éditeurs peuvent avoir de la difficulté à être distribués, créant un frein à la diversité des livres disponibles. Ce milieu travaille maintenant à redresser sa situation, en prenant diverses mesures pour y parvenir. Également, dans la province, le livre québécois occupe une part plus que respectable du marché (40,8%); des parts considérablement plus élevées que celles de l’industrie du cinéma et du disque. Les diffuseurs et les distributeurs de livres sont peu nombreux et forment un groupe relativement concentré.

 

Au Saguenay–Lac-Saint-Jean

Dans la région, le secteur des lettres et de l’édition se démarque par le dynamisme de plusieurs de ses acteurs. En effet, Le réseau BIBLIO du Saguenay–Lac-Saint-Jean ainsi que l’Association professionnelle des écrivains de la Sagamie organisent de nombreuses activités à saveur littéraire à travers la région. Plusieurs bibliothèques se démarquent également pour leur contribution au milieu culturel, organisant régulièrement des vernissages, des lancements de livres, des lectures publiques et bien d’autres événements afin d’initier un large public à la consommation de culture et plus particulièrement à la lecture. La région compte également plusieurs écrivains renommés ainsi que de nombreuses maisons d’édition dont certaines se démarquent à travers la province. Grâce à ses nombreuses activités de réseautages et aux lancements collectifs de livres, le milieu littéraire de la région est soudé et ses acteurs travaillent en collaboration sur de nombreux dossiers.